Quand la mémoire
se déshabille
pour montrer du doigt
les lieux
où l’eau et le feu
se rencontrentLe pain répand
son parfum
et raconte
la sueur du tempsSueur blanche
comme le lait
Qui ne saurait
se transformer
en un caillotde haine…!
Sueur noire
comme le musc
qui ne saurait
se transformer
en un jardinde ténèbres…!
Mohamed El jerroudi
Quelque soit
la couleur de ma peau
J’appartiens à un pays
qui est le mien
qui surpasse l’infini
où les Océans se prosternent
devant la lumière divine
face au coucher du soleilMa parole nue n’a que faire
d’un chemin à sens unique
Elle se souvient bien de l’exodeAlle fera le tour de la terre
pour me rapporter un baiser chaud
de chaque CONTINENT…!
© Mohamed El jerroud
C’est parceque
je n’ai pas oublié
l’existence des autres
que le sang
de ma porpre chair
demande
à ce que ma parole
me soit rendue
Aurais-je besoin
de rappeler
que le soleil brille
pour tout le monde….?
Celui qui est né
au sommet
d’une montagne
a son coeur gravé
sur chaque pierre
Qoi qu’il en soit
son coeur n’a pas abandonné
son premier soupir
sur les vagues
de l’oubli.
© Mohamed El jerroudi
Je n’ai pas choisi
La couleur de mes yeux
Je n’ai pas choisi
Je n’ai pas coisi
se son drapeau
Alors pourquoi
me demander des comptes
sur ce que je suis devenu
sur ce que jedeviendrai
je n’ai pas choisi.
Toi l’enfant
que je suis
Sans ta présence
jamais
je ne serai capable
de lire
la couleur du matin
Tu es né
dans mes yeux
entre deux vagues
chaotiques
comme un astre
flamboyant
Livre ouvert
Livre fermé
Tu m’as donné
le regret
de ne t’avoir
pas lu
jusqu’à
la dernière
page.
Mohamed El jerroudi
Vous qui vivez
de l’autre côté de la mer
aux regards lumineux
qui savez lire
dans la ligne de la main
les chemins du futur
racontez-moi l’usure du temps
et le secret des paroles acestrales
J’ai vu dans mes rêves
vos mains blanches
écrire
la transparence du lendemain
sur les visages des voyageurs
qui cachaient leurs larmes
au moment du départ
J’entends encore
le murmure des vagues
se mêler
au sel de vos sourires
et le vent de l’Est caresser
avec ses doigts vos chevelures
Dites-moi papillon du Détroit
pourquoi
nos jours passent devant nos yeux
comme des étoiles filantes
et notre vie
est tellement courte
très courte…!
Mohamed El jerroudi
là où les coeurs se rencontrent
les chuchotements de la nuit se taisent
seuls les regards lumineux habitent
le silence des étoiles
ici un oeil récalcitrant refuse
d’accompagner le coucher du soleil
là-bas un vent enragé
bouscule la peur du soir
les portes de l’âme
s’ouvrent à toutes les bouches
bouches avides de mystère
bouche avides de lait maternel
chaque bouche a son mot à dire
les lèvres sont à bout de force
pour éteindre la soif de la terre
soif
qui se répand comme un feu
sur la poitrine d’un amant
disparu
au milieu de la nuit.
Mohamed El jerroudi



